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Source: RadioFrance.fr
Figure de proue du monde des lettres, Messaadi était également un homme politique connu pour avoir initié la généralisation de l'enseignement moderne au lendemain de l'indépendance (1956), avant de fonder la première université tunisienne en 1960.
Par ses créations littéraires et intellectuelles "il aura contribué à l'enrichissement de la culture arabe et universelle", indique le ministère de la Culture et du Patrimoine dans un hommage à l'écrivain disparu.
Diplômé de littérature arabe de la Sorbonne à Paris, Messaadi a notamment publié en 1955, "Essoud" (le barrage), un ouvrage philosophique de référence, et "Hadatha Abou Houreira kal" (ainsi parlait Abou Houraira) et a été traduit en français, en anglais, en allemand, en chinois et en russe.
Membre du conseil exécutif de l'UNESCO de 1974 à 1980, il a également à son actif un ouvrage en langue française sur "l'esthétique et la syntaxe dans la langue arabe".
Mahmoud Messadi avait occupé plusieurs postes politiques et dirigé le ministère de l'Education pendant dix ans (1958-1968) durant le règne du président défunt Habib Bourguiba.
En 1994, le président Zine El Abidine Ben Ali lui a décerné le prix de la culture maghrébine et a fait publier ses oeuvres complètes en quatre volumes.
Les médias tunisiens ont déploré la perte de l'un des plus éminents penseurs tunisiens du 20ème siècle.
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