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Bienvenue sur L'ECONOMISTE Maghrébin........... Un mercredi sur deux, lisez L'ECONOMISTE...Le premier magazine d'information et analyses économiques et financières...

L'ECONOMISTE Maghrébin Bimensuel de l'économie

487 - 488

» EDITORIAL : ( Par Hédi Mechri )
Vœux : En moins d’un an, le monde a basculé de l’euphorie à la déprime. Personne ne pouvait imaginer, aux toutes premières heures de 2008, le scénario catastrophe qui se profilait à l’horizon. Certes, la crise du système bancaire américain couvait depuis longtemps, mais on était loin de penser qu’elle allait provoquer début septembre un tsunami d’une amplitude majeure. La débâcle des subprimes a provoqué des dégâts dont on n’a pas encore fini d’en mesurer les effets.Elle a failli faire imploser la planète finance, n’eût été l’intervention rapide, massive, peu orthodoxe et peu inhabituelle des Etats, pris eux-mêmes de panique comme ils ne l’ont jamais été au cours de ces 15 dernières années...



***** Suite *****


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»
ACTUEL

Union pour la Méditerranée:

Union pour la Méditerranée
:
Les résultats de la présidence française de l’Union européenne furent dévoilés par M. Serge Degallaix, ambassadeur de France à Tunis, et ce au cours d’une conférence de presse tenue mercredi 17 décembre 2008 au siège de l’ambassade.
« La France a focalisé ses efforts durant les six mois de présidence de l’Union européenne sur quatre priorités majeures qui correspondent aux besoins et aux attentes de l’Europe » a, d’emblée, déclaré M. Serge Degallaix.
La première opportunité est d’ordre environnemental, elle concerne l’énergie et le climat. La règle adoptée dans ce cadre, est celle des trois 20 % : baisser de 20 % la consommation d’énergie, augmenter la part d’énergie renouvelable dans la production de l’énergie jusqu’à 20 % et diminuer de 20 % l’émission de gaz à effet de serre...

Des crises imprévues :
« Ce qui frappe dans cette présidence française de l’Union européenne, c’est le fait qu’un certain nombre de crises ont surgi» note M. Degallaix.
« On n’imaginait pas à l’époque (lorsque la France a commencé à exercer sa présidence) qu’une guerre éclaterait entre la Géorgie et la Russie et on n’imaginait pas non plus la violence de la crise financière, d’abord, de la crise économique, ensuite, que l’Europe aurait à affronter », devait déclarer le président français Nicolas Sarkozy, devant le Parlement européen le 16 décembre 2008.
La première crise, selon M. Degallaix, a témoigné de la capacité de l’Europe à réagir rapidement et à résoudre les problèmes les plus délicats, ce qui lui a permis de limiter les dérapages et de mettre en place une série de conditions de sécurité. La deuxième crise, la crise financière et économique, a atteint une forme critique et a appelé à une réponse immédiate pour lutter contre les risques systémiques capables d’ébranler le secteur financier et l’économie européenne. Pour trouver, donc, des réponses à ces problèmes, un sommet mondial se tiendra prochainement pour élargir le cercle de réflexion et fixer les nouvelles règes pour le système financier. Ce sommet est le G 24.
..




»
L'ENTRETIEN

Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier ministre français :

“Il faut intégrer dans notre stratégie de relance européenne, la dimension méditerranéenne”:

Je pense que la crise est grave et profonde. Elle est singulière parce qu’elle ne ressemble pas à la crise de 1929. Les choses ne sont pas comparables. En 1929, on était confronté à des difficultés à l’opposé de celles d’aujourd’hui où l’endettement des ménages américains a conduit finalement à une surconsommation et à une surproduction.
Aujourd’hui, nous sommes dans une situation où la réactivité des pouvoirs publics a été très positive, ce qui sans doute n’a pas été le cas lors de la grande dépression. Les pouvoirs publics des grandes économies du monde n’ont pas tergiversé pour forcer les Etats-Unis à réagir rapidement. C’est que la crise est quand même partie des subprimes, un produit financier inhérent d’abord à l’économie américaine...




»ANALYSE

La faute aux IFRS ... par Karim Kharrat SHK Consulting

Depuis que la crise financière a éclaté, il a été organisé, en Tunisie comme ailleurs, une multitude de séminaires et de nombreux articles ont été rédigés pour fustiger pêle-mêle les banquiers, les régulateurs, les agences de notation, les assureurs, les marchés et, dans la foulée, les normes comptables IFRS.
Chacun en aura eu pour son grade et la réaction est compréhensible : la perte de confiance, l’illiquidité des marchés et le ralentissement de la plupart des économies de par le monde justifient, à eux seuls, une telle indignation.
Je comprends qu’on en veuille à des banquiers qui ont mis en place, titrisé, fait noter et vendu des crédits qui n’auraient jamais dû être accordés. Je comprends aussi qu’on se pose des questions sur la confiance accrue accordée à des agences de rating – agences qui, rappelons-le, sont à la fois juge et partie dans ces affaires. Je comprends moins, cependant, ce qui est reproché aux assureurs ou aux normes comptables. Chacun défendant sa chapelle, je ne m’attarderai dans ces colonnes que sur « l’accusé » IFRS...





»
EN COUVERTURE

Les chantiers de 2009:

Plan de relance de 2009:
Au nombre des mesures prises, l’Etat prend en charge 50% de la cotisation patronale au régime de sécurité sociale, durant la période recours à la réduction de huit heures au moins de l'horaire de travail, en raison du ralentissement de l'activité de l'entreprise, la cotisation patronale au régime de la sécurité sociale durant la période de la mise des travailleurs au chômage technique, du fait de la réduction de l'activité de l'entreprise en rapport avec les marchés extérieurs, 50% du coût d'assurance au titre des contrats d'assurance des exportations des entreprises exportatrices. Autres mesures incitation de la Compagnie tunisienne pour l'assurance du commerce extérieur (COTUNACE) à procéder à la réassurance des risques et réduction de deux points du taux d'intérêt des crédits résultant des opérations de rééchelonnement au profit des entreprises exportatrices ayant subi un retard dans le recouvrement de leur droit provenant de l'export ou un ralentissement de leur activité, et encouragement des institutions de crédit à soutenir ces entreprises...



»
Monde

Obama, merci. Mais qu’allez-vous faire ?

Oui, passée et savourée l’euphorie de la victoire spectaculaire d’un métis au sommet de la première puissance mondiale, là où les traces quotidiennes du racisme sont encore bien présentes, on éprouve, à des degrés divers, des satisfactions mais aussi, de grands espoirs –le plus souvent diffus-après le départ de l’équipe au pouvoir la plus conservatrice de l’histoire, certes courte, des Etats-Unis.
Mais M. Barack Obama dispose-t-il d’une sorte de charisme (au-delà de ses qualités oratoires), d’une réelle stratégie, des hommes et des appareils, pour entrainer toute l’Amérique vers de nouveaux rivages ? Pourra-t-il être un « homme providentiel » tels qu’ont pu l’être un Churchill, un De Gaulle, voire un Kennedy ?
Barak Obama peut-il obtenir en quatre ans, de vrais changements? Citons :
Refonte du système capitaliste américain (les Etats-Unis toutes choses égales par ailleurs-sont depuis près de dix ans le pays qui a le moins investi sur le plan industriel)...






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